Partie XIII
Il se sent moins seul depuis l'arrivée de Mickael. Ce n'est pas un ami mais une compagnie agréable. Même s'il n'y en a qu'un sur les deux qui parlent.
« t'as pas touché à ton diner, tu veux finir à l'hosto ? ah oui et au fait je t'ai pas demandé, elle te plait la guitare ?
- hein ?
- putain, t'es vraiment à l'ouest, y'a trois semaines que je t'ai apporté une guitare
- pourquoi t'as fait ça ?
- ah ben c'est pas de moi !
- de qui ?
- aucune idée, bref tu me diras comment elle est.
- ...
- Ohoh, je te parle !
- ...
- Ça y'est, ça recommence, on l'a perdu »
Il plaisante comme toujours, il ne comprend pas que son vis-à-vis souffre.
Voilà des mois qu'il est enfermé dans cette putain de chambre blanche. Il a déjà combattu, ils ont déjà combattu. Beaucoup trop ! ils se manquent, ils ont besoin d'un soutient (gorge ? XD)
La vitre s'ouvre. Un visage connu entre. Un sourire triste apparait.
« Bill, mon petit, mon bébé, dans quel état tu es mon dieu »
La mère accourt et berce son fils si innocent contre sa poitrine.
« le médecin a dit que tu allais bien... réponds moi !
- ...
- Parle moi mon petit
- ... »
L'enfant ne descelle pas les lèvres et garde sa mâchoire crispée. Il a mal, il st en colère. Il ne peut puiser son soutient ici, à cet instant ; il a besoin de son jumeau, c'est le seul dont il ait besoin.
(ndlr : bill ne sait pas à ce moment que le psychiatre est Nestor)
La mère dés½uvrée, laisse échapper un sanglot sur la tête de son fils, toujours maintenu contre elle. Un sanglot suivi d'autres et de nombreuses larmes. Une mère en plein désarroi et qui ne comprend la réaction de son enfant. Il ne mange plus, il ne parle plus... lors de ses dernières visites, il avait au moins dit quelques mots, en se précipitant dans les bras de sa mère.
Mais la situation ne cesse de dégrader... il ne lui adresse pas même un regard, il ne verse plus une seule larme en sa présence, il reste assis dans un coin de la pièce, le regard fixe et lointain, il est ailleurs...
Elle espère juste qu'il est loin de cette atroce réalité, elle espère que là où son esprit est dorénavant plongé en permanence, il est heureux. Elle ne souhaite que le bonheur de son petit garçon.
Mais bon sang, qu'a-t-elle fait de mal ? Est-il normal qu'il refuse de reconnaitre sa mère, fait-il de l'amnésie, devient-il autiste à force d'être enfermé ici ? Son bébé est-il si fragile ?
Il faut qu'elle ravale sa fierté, il est nécessaire qu'elle parle à Nestor.
Dieu si Bill savait, comme réagirait-il ?
« j'y vais mon chéri, je t'aime tu sais, je ne t'oublie pas »
Il aimerait lui répondre, lui cracher à la gueule cette putain de haine qui le bouffe, mais il préfère s'effacer, il devient vicieux, il veut lui faire payer tout ça. Sa mère va devenir malgré lui, son défouloir. Elle sera l'unique responsable.
Elle part. Il fixe son dos. Elle se retourne. Il est pris en traitre dans son propre élan. Elle ne peut s'empêcher de croiser ce regard haineux. Elle voudrait tellement le voir sourire à nouveau. Dieu, qu'a-t-elle fait de mal ?
Elle est partie. Il se trouve à nouveau seul dans cette pièce vide aux murs inaccessibles, elle devient immense, il a tellement peur de devenir barge. Il préfère haïr, crier, il n'y arrive plus. Il est à nouveau seul.
« Nan, tu n'es pas tout seul ! Je suis là, je serai toujours là !
- tom ne me laisse pas !
- je ne te laisserai jamais
- tu es mon ange
- je veille sur toi, ne l'oublies jamais !
- reste avec moi ! »
une voix les coupe dans leur éternelle connexion.
« Eh petit, t'as fini de parler tout seul ?
- je ne parle pas tout seul !
- y'a personne ici, je suis venu te voir, je finis dans un quart d'heure... eh ben dis moi, t'es bavard que quand t'es seul !
- je n'étais pas ss... euh laisse tomber, tu pourrais pas comprendre
- qu'est-ce que je pourrais pas comprendre ?
- rien !
- ok, bon et cette guitare, elle est bien ?
- j'y toucherai pas
- pourquoi ?
- PARCE QUE !!!
- Vive l'ambiance... tu sais quoi ? reparle avec ton ami imaginaire, moi je me tire, j'ai fini ma journée ! »
Ça devient bien arriver, peu de personnes arrivaient à le supporter plus de quelques jours...
Il s'en foutait, la seule chose qui l'intéresse, il doit se concentrer dessus
----------------
j'en ai marre de cette fiction à la con, c'est niais, c'est moche, c'est con... brefons, je la baclerai.
mais pas de suite avant durée indéterminée, parce que toujours pas d'ordi et parce que BAC!!!!!!!