chapitre 17

voila, la fic s'arrette ici, il ne reviendra jamais, même s'il le regrettera. c'est vrai que y'a mieux comme fin mais j'avais plus d'inspi
désolée

mais je vous laisse un petit cadeau






















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vous m'avez cru hein?
muahhhhhaaaaahhhh mais non allez je vous le mets ce chapitre 17







Cette dispute qui ressemblait plus à un adieu, me restait dans la tête. Je voulais le respirer, le respirer à en mourir. Ma drogue ... j'étais en manque... je pensais à ce moment à me droguer au sens propre du terme, petit nuage blanc qui me ferait oublier... oublier... oublier encore une fois, retourner dans le passé, non je ne veux plus !
Oui, je sais pas ce que je voulais. C'est parce que c'était nouveau. Jamais personne ne s'était occupé de moi comme ça, personne ne m'avait porté autant d'attention. Et je savais pas comment me conduire. Dans un premier temps, je m'étais dit : sois toi-même. Le truc c'est qu'il n'y avait pas de moi-même. Je ne sais pas qui j'étais, encore moins ce que je devrais être.


Plongée dans mes sombres pensées, plus rien n'existait.
Puis, d'un seul coup, je sens une forte étreinte. Mon ange ? ...


Oui en fait ça a toujours été comme ça avec Bill. On s'engueulait puis on s'enlaçait. On s'aimait tellement. On s'aimait trop parce qu'un excèdent d'amour se transformait en haine, et la haine redevenait l'amour en mal de l'autre. Jamais on ne passait par l'indifférence. Jamais. De cette étreinte poussée, je glissais un : « pardon, Bill, pardon
- q...quoi ? il s'écarta de moi pour me regarder droit dans les yeux
- pardon »

Sourires, re étreintes.

Je n'avais jamais demandé pardon à qui que ce soit. Je pouvais remercier mais pas pardonner. Je m'étais forgée une visière, et dès que ça allait mal je la mettais.
Et la encore, grâce à lui, j'avais fait un pas en avant.

« J'suis rien qu'une garce ; tu m'as tellement appris... merci... pardon
- ce n'est rien. On oublie tout
- non, on oublie rien ; (sourire) on pardonne. »

Je tiens à toi Bill, si tu savais combien je tiens à toi...

A force, on avait réussi à se stabiliser.
Et même, je ne lui en voulais pas de ne m'avoir jamais dit combien j'étais importante à ses yeux, pourtant dieu sait si j'avais besoin qu'on me le dise. Lui, n'avait pas besoin de parler, je comprenais tout de lui sans ses mots. Et ce, parce que lui m'avait compris bien avant...
Au-delà de la compréhension mutuelle, on se complétait, on était l'un l'autre. Voila pourquoi on ne voulait plus s'engueuler, j'avais fait des efforts, c'était surtout moi qui devais en faire. J'avais compris que de lui en vouloir c'était m'en vouloir à moi-même.
Parce qu'en fait, Bill c'était un peu moi. Moi, c'était Bill...





Lundi de la 3eme semaine, 11H : le temps passe vite^^

« Bill ?
- oui ?
- t'es prêt ?
- pour faire quoi ?
- c'est moi qui pose les questions. T'es prêt ou pas ?
- j'arrive
- parfait. Je t'emmène quelque part
- ou ça ?
- secret, bill, secret. »
On prend le bus. On parle de tout de rien. On en vient vraiment à la pure déconnade. Et Bill qui se met à gueuler sur le pont d'Avignon en plein bus. On rigolait tellement, tous les passagers nous regardaient comme si on était bourrés.
A la sortie du bus, 3 gamines de 13 ans (dsl si y'a des filles de 13ans qui passent, j'ai rien contre vous, c'est pour le stéréotype de la groupie frustrée) nous suivent puis nous abordent :
Fille 1- Biiiiiiiiiiilllll
Fille 2- oh j'y crois pas le vrai Bill Kaulitz quoi. Je suis trop fan, on peut avoir des photos
Fille 3- (d'un air dédaigneux en s'adressant à moi) t'es qui toi ?

Je laisse mon égoïsme de coté et préfère ne rien dire à propos de notre relation très amicale, pensant aux conséquences pour Bill. C'est Bill qui parle et à mon plus grand étonnement, il me prend par la taille, me fait un bisou dans le cou. « c'est ma copine » dit-il dans un bon français.

Fille 1- oh !
Fille 2- (hésite puis après 30 secondes, vérifiant que Bill signe et prend des photos avec les autres filles, me crache aux pieds, ce qui n'est pas très intelligent mais bon que voulez vous ?^^) salope ! grogne t-elle.
Bill- (se rapprochant) exactement, c'est ma salope.
On éclate de rire. Les 3 filles partent.

Au bout d'un moment :
« Bill, pourquoi t'as dit ça ?
- j'en sais rien, juste parce que j'avais envie de voir leur tête, je crois. J'ai tellement dit que j'étais célibataire, ça m'a fait rire de voir leur réaction. J'ai toujours voulu faire ça, mais y'aurait eu des conséquences ds la presse, et pas la !!!
- Mouais, mais si c'était des horribles groupies elles auraient été prêtes à me tuer
- Ah, mais je suis un chevalier servant, je t'aurais défendu.
- (le poussant dans le dos pour qu'il avance) Allez, roule mon prince xD »

On arrive dans un grand pré, avec un lac pas très loin. On s'assied, s'adossant à un arbre. Je sors mon MP3. Placebo every you every me et protège moi. Et puis, merde, j'ai plus de batterie. Donc, plus de musique.

« Bill ?
- mhh ?
- chante moi quelque chose
- non
- pourquoi ?
- je profite du silence »

Surtout du fait qu'il voit en moi une amie, plus qu'une fan. Mais je ne dis rien.

On est donc cote à cote. On ferme les yeux, puis j'entends doucement heilig.

« Merci » dis-je sans rouvrir les yeux.

On se ballade, on marche tranquillement, main dans la main puis, Bill s'avance près du lac et m'éclabousse, donc comme des cons, on fait une bataille d'eau. On se marre. Enfin résultat : on a failli rentrer à pied, parce que étant trempés, le chauffeur du bus ne voulait pas nous laisser rentrer. Apres un super grand débat, on arrive à se caler au fond du bus. Le retour se fait en silence. J'ai la tête posée sur son épaule et Bill a sa tête posée contre la mienne.


En rentrant, on se regarde un film, Comme je suis têtue, je décide que ce sera le cercle des poètes disparus puisque le premier soir, il n'avait pas voulu (héhé^^)
« Mais c'est de la merde !
- comment tu peux dire ça ? tu connais même pas !
- très bien, mais alors la prochaine fois, on regarde un film d'horreur !
- j'ai le choix ?
- non
- ben d'accord alors »

Arrivé au suicide de Neil, je retiens mes larmes, mais à la fin, tous debout sur les tables, je les laisse couler sur mes joues. Bill me regarde, et me prend la main.
Des que ma crise de larmes est estompée, je me lève :
« Tu sais qu'on a toujours pas mangé ?
- et après, c'est moi qui passe ma vie à bouffer ?
- ba oui, sur toutes les photos prises au hasard, toi et ton jumeau vous bouffez
- ...
- j'ai dit quelque chose qui fallait pas ? bill ?
- rien...
- tu mens très mal !
- c'est juste que...
- tom te manque ?
- oui... en partie oui...
- mais ?
- mais y'a pas que ça
- (doucement en lui prenant les mains) dis moi
- (sourire) c'est des conneries mais je vais le dire qd même, j'avais oublié que t'étais une fan, tellement on a passé des moments... intenses, et j'ai pas trop aimé que tu... enfin, je veux que tu me sentes comme Bill, pas comme ton idole
- mais tu es mon idole, et pour toujours, ça ne changera jamais ; sauf que moi, je connais mon idole en profondeur, pas seulement dans l'image qu'il veut donner de lui. Je t'apprécie avec tes défauts, Bill ... rassuré ?
- oui ... bon on va manger ?
- tu veux manger quoi ?
- crêpes
- alors tu m'invites !
- ok »



Le repas se passe à merveille. On rit, on parle, on dévie sur des sujets sérieux, et ça dévie sur moi :
« Tu ne recommenceras pas ?!
- tu restes avec moi ? »
Sourires...

Notre relation, ce n'était pas comme avant... c'était bien mieux.
Ces émotions nous avaient permis à avancer.
La douleur est une phase importante ds un lien entre deux personnes...


On s'était endormis l'un a coté de l'autre...



La vie aurait été belle, si elle s'était arrêtée cette nuit là... malheuresement, le temps fait son parcours et personne ne le stoppe.
Certains vivent paisiblement, pourquoi à nous, il nous faut des épreuves ? À quoi ça rime tout ça ? Ce qui ne tue rend plus fort ? A force d'épreuves, je hais cette phrase, elle m'aura fait tout perdre, mais Bill, je veux pas le perdre, non jamais !




à suivre
j'attends 55 com


alex, si tu repasses par là, j'ai laissé un com pour toi!!!
chapitre 17

# Posté le jeudi 17 mai 2007 10:08

Modifié le vendredi 18 mai 2007 18:16

chapitre 18:

J'ouvre doucement les yeux et m'étire, et vois le magnifique visage de Bill penché au dessus de moi

« Bien dormi ?
- mmmmmmoui et toi ?
- non
- ah bon ?
- tu ronfles
- han même pas vrai
- si c'est vrai
- pff ... hey, mais t'es déjà habillé, ça fait combien de temps que t'es debout ?
- assez pour même avoir eu le temps de préparer le petit déjeuné de mademoiselle
- oh merci »


15 minutes plus tard, une fois maquillé et paré de ses habituels bijoux, il revient dans la chambre
« Et mais t'es toujours pas levée !!!! En plus ça va refroidir...
- boh, c'est pas bien grave
- bah si c'est grave, pour une fois que je cuisine, tu pourrais faire honneur à mes croissants
- (je ris) tu les as achetés chez le boulanger, le mérite te revient pas mon petit Billou... approche ! »

Il s'approche du lit, je me redresse et ... l'attaque ! Je lui saute dessus et le chatouille.
Bref, on rit bien, ça dégénère en bataille de coussins, crampes d'estomacs à force de rire, course poursuite à travers la maison, je cours ds toutes les pièces et puis... je l'ai perdu ! Bah merde, il est où ?
Comme j'ai pas envie de m'emmerder à le chercher, je décide d'aller prendre ma douche, mais quand j'entre ds la salle de bain ... :
« Ahhhhhhhhhhhhhh mais t'es pas bien, elle est glacée l'eau, Bill croies moi ça tu vas me le payer
- houhou j'ai peur
- oui tu devrais. Allez sors, je vais prendre ma douche puisque monsieur m'a trempé
- je peux rester aussi si tu veux
- sale pervers ! ^^ et au fait bonjour
- bonjour Melle Katiouchka dit-il en faisant une révérence
- naaaaaaannnnnnnn
- autant pour moi, désolé, mais pourquoi tu préfères ton surnom à ton prénom ?
- mon... père m'appelait Ketty (dis-je en perdant mon sourire)
- oh pardon... tu as besoin de quelque chose ?
- oui
- je t'écoute
- que tu me laisses prendre ma douche »


Peu de temps après, il toque à la porte :
« Ketty, je vais faire un tour
- attends moi j'arrive
- non, j'y vais seul
- pourquoi ?
- j'ai le droit d'aller seul quelque part non ? alors j'use de ce droit à ma guise. Point !
- mais Bill... »

Je me dépêche de sortir de la salle de bain mais il a déjà filé !

Où il va ? Pourquoi il est parti si rapidement ?

Instinctivement, je crie son nom à travers tout l'appartement :
“Bill, Bill, Bill t'es où ? Bill, Billlllllll”

Je me suis dirigée au hasard et atterris dans ma chambre. Je me laisse tomber au sol et très vite je me fais un film qui devient vite réalité dans mon sombre imaginaire de doute et de peur.

« Où t'es parti ? Pourquoi t'as pas voulu me dire ? Et si tu revenais pas ?
Non, tu peux pas être parti comme ça, c'est pas possible. Je te fais confiance. Mais pourquoi tu ne m'as pas dit ou tu vas ? Bill, qu'est ce que tu me caches ?
Reviens, je t'en supplie reviens. Je suis rien sans toi.
Je sais... t'es parti comme la dernière fois, mais là tu reviendras pas. Salaud ! T'as même pas la force de me dire que tu t'en vas.
(Criant d'une voix incontrôlée) je te déteste. Bill, je te hais. Bill Kaulitz, je te maudis !”

C'est vrai que je t'ai fait du mal, mais là on tourne en rond, on s'aime et on se déteste, on se protége et on se maudit. Ensemble, on va droit dans le mur ! Comment est ce possible, toi qui m'as tout donné ?
A chaque fois, tu me faisais remonter la pente, mais un détail, même minuscule, qui me faisais basculer, replonger. Et la, je replonge, et la je suis dans le noir encore une fois.
J'aurais préféré ne jamais te connaître, car entre nos pleurs, je n'aurais pas connu le moindre bonheur, et je ne souffrirais pas maintenant.
En fait, t'es parfait, mais pas moi. Et des que tu pars, j'ai plus rien pour m'agripper, parce que moi, je suis loin d'être parfaite et seule, je peux rien affronter !


«Die Fehlerlosigkeit existiert, das bist du»
(La perfection existe, elle est toi !)





« Je supporte pas que tu sois partie comme ça. Avec ton air innocent d'ange, et partant comme si t'allais chercher le pain. C'est lâche, Bill, c'est lâche !
Merde, soit t'en avais rien à foutre de moi, soit t'es qu'un lâche égoïste, tu n'affrontes ni ta peur ni la réalité, tu te moques des conséquences de tes actes sur les autres ! »


Je sais pas si je pensais vraiment ce que je venais de dire. Mais j'étais énervée.
Axe invertébré de fureur qui m'embarque. J'arrache violemment mes posters du mur. Toute ma force concentrée dans mes bras dans le seul but de le détruire. Et pourtant, je ne peux pas lui en vouloir.
Courant, vitesse de rage et de tristesse, de poster en poster. Plus aucune trace de lui. Je ne veux plus rien. Que ce soit comme si je ne l'avais jamais connu.
Exténuée, je retombe inévitablement au sol, devant ce tiroir, devant ce canif.
Et je redébute inlassablement ce même geste sur ce même bras qui souffre en ce même hyper silence dans cette tension qu'il avait oublié en quelque jours.
Et pourquoi je le fais ? Faute de mieux ? Non. Habitude ? Non, peut-être. Je sais pas.
Ma respiration est forte, haletante, toute essoufflée, lâche mon canif. Ce n'est pas moi qui me déteste, enfin si de ne pas avoir su le garder, mais je ne dois pas. Il m'a appris à ne pas me détester.
Et je le lui ai promis, à cette soirée la, droit dans les yeux, sans un mot, mais il le sait, on s'est compris, je lui ai promis de ne plus jamais recommencer.
Et si il y a une seule trace de lui qui doit rester sur moi, alors ce sera celle là.
Dernier coup, dernière eau.
Merci Bill.



à suivre...

j'attends 85 com,
ouais je sais c'est beaucoup mais comprenez moi
je suis a la bourre
y'a le bac ds quelques jours
et je dois réviser
alors plutot que de dire 50 com et de pas mettre la suite
je prefere de suite en demander beaucoup
que ça me laisse le temps d'écrire et de réviser


merci à tous ...
a+
chapitre 18:

# Posté le vendredi 25 mai 2007 08:55

Modifié le vendredi 25 mai 2007 09:06

chapitre 19

j'ai pas 85 com mais je vous mets la suite avant le bac.
aujourd'hui j'ai eu un oral blanc, mon dieu la catastrophe.
bref je vous mets le chap 19 par contre le 20 ne viendra pas avant le 12 juin. (ce sera l'anniv de ma ju^^)




Plus d'anéantissement. J'en peux plus, même ça je n'en ai pas la force. Tout reprendre à zéro, en serais-je capable ?
Ne pas me laisser aller, c'est ce qu'il m'avait appris. Foutoir monstre du a mon énervement.
Je ramasse tous les posters arrachés, déchirés, piétinés, détruits ; les plis et les range dans un tiroir, pas n'importe lequel, celui où est mon bien destructeur, mon canif.
Sur mes murs, ne restent plus que la croix celtique noire, la croix de vie égyptienne noire et or, et quelques signes chinois autour de la fenêtre
Mon nouvel antre est épurée, riche en symboles purificateurs.
Je repars, recommence. Recommencer... mot si fort que recommencer... tout effacer... ne plus penser à mon passé, il m'a donné l'étrier, à moi de mettre la selle, plus tard je serais les rennes. Oui, il y aura un plus tard.
Je m'assoies au bord du lit et ne pense plus à rien. Regard qui ne fixe rien, état serein parce que vidé de pensées. L'émotion était à son comble, je ne pouvais plus que tout relâcher. Et si je restais là pour toujours ? Assise, plongeant dans ce vide bienfaisant...
Je m'y sens bien. Je ne suis plus moi. Je suis au-delà de moi-même.
Mais je me lève pour me rasseoir par terre, toujours un peu plus bas !!!
En fait, je me désapprouve seule, me heurtant, me refusant à faire ce que je souhaitais. Non, ce n'était pas lâche d'observer de haut, mais alors je n'affronterais pas, juste pour me redonner de la fierté, Vouloir m'en sortir seule, à tout prix. Et pourtant ne vaut-il pas mieux abstenir l'affrontement ?
Mais c'est malgré moi.
Et mes pensées se brouillent.
Parce que j'y repense alors que j'avais dépassé. Marche arrière. Suis-je donc incapable de me défaire de mon passé ? Pourtant, je n'ai pas peur de repartir. Je n'aurais pas eu peur.
Larmes. Et on rajoute un peu plus. La crise alimente la crise. Petit à petit, il n'y a plus rien en moi. Jambes repliées, tête posée sur mes genoux, je souhaite devenir mon âme. Que je me vide ! Mais ça ne vient pas. Alors je reste calme et silencieuse, attendant le bon moment pour rentrer en contact avec moi. J'attends le moment où le soleil ne brûlera pas, où la neige coulera sur le plus haineux des visages, où l'arc en ciel m'appartiendra, où je me sentirais forte et digne de stopper une avalanche. Retour à l'essentiel.
Moment où... bruit de porte.
Ça doit être ma mère, rentrée plus tôt que prévu. Passage rapide devant le miroir pour vérifier que mes yeux ne sont pas trop rouges et vais à sa rencontre.


Mes ailes, ma liberté, mon donneur de bien être.

Je cours vers lui, et me suspends à son cou, le sers dans mes bras très fort. Des larmes de joie coulent doucement. Mon dieu, qu'est ce que j'ai été bête. Comment ais-je pu penser qu'il m'avait abandonné ?

« Et bien, je ne pensais pas que je t'avais autant manqué en une heure de temps !!
- une heure, une éternité... mon dieu, merci.
- ...
- laissez le moi pour toujours, chuchoté-je
- euh... Ketty ?
(Je me retire de ses bras)
- tu as pleuré ?
- non !
- t'as les yeux rouges, et... »

Il regarde mes bras, aucune trace...

« J'ai tellement peur de te perdre, Bill, sans toi je n'ai plus aucun but. Tellement peur de te perdre, j'ai cru que t'étais parti. »

J'éclate d'un rire nerveux. Je me sens stupide à cet instant, pas seulement d'y avoir cru, mais de lui avouer, de prendre conscience de la situation.

Il sourit en articulant : « les murs de ta chambre seront blanc comme ça !
- comment tu sais ?
- je sais tout... tu es ma protégée, mon c½ur... j'ai quelque chose pour toi » me dit-il en me tendant un paquet que je déballe aussitôt.
- Oh quelle bonne idée ! comme tu as éclaté le dernier contre le mur,je me suis dit que ce serait utile.
- Je ne sais pas quoi dire
- Oh merci ça suffira
- T'es vraiment un ange »

Je lui vole un bisou/ baiser, tout près des lèvres, mais sans vraiment les toucher.

Il enchaîne : « ah par contre, ça c'est moins drôle, regarde ce que j'ai trouvé ! »

Je regarde le mag qu'il tient dans les mains, pas besoin d'aller bien loin, c'est le gros titre de la couverture :


« Bill Kaulitz ne serait plus un c½ur à prendre. Une jeune française aurait séduit le bel androgyne... témoignage... »



ScheiBe...


« Mais comment c'est possible ? En plus c'est faux
- je sais pas
- oh
- quoi ?
- les 3 filles du bus, tu te souviens ?
- tu crois que ce sont elles ?
- qui d'autres ? en plus tu avais dit que j'étais ta copine juste pour « rigoler »
- ne me le reproche pas trop. Je ne pensais qu'il y aurait des suites
- tu aurais du !
- ... (regard furieux)
- désolée bill, mais j'ai peur, il semble que les grosses emmerdes commencent
- on va trouver une solution ... »


Il dit ça pour me rassurer, je sais très bien qu'il n'a aucune idée de où cela va nous mener.

On décide de lire l'article en entier, voir ce que ces 3 petites connes ont bien pu dire.



même si la suite ne viendra pas avant la 12 ou le 13 juin
je veus des coms
beaucoup de coms
exprimez vous ^^

merde pour tous ceux qui passent leu bac

bisous
chapitre 19

# Posté le lundi 04 juin 2007 12:05

chapitre 20

On parcoure les 2 pages parlant de nous.
Il y a une photo où on se tient la main.
Dans l'interview, une des 3 filles du nom de Mélanie parle le plus.
Voyons ce qu'elle dit :
« ... cette fille, je la connais, elle est dans le même lycée que moi, elle a un lourd passé psychiatrique, et aujourd'hui elle est encore suivie de très près. Elle est très instable, mais surtout profiteuse, elle est capable d'avoir séduit Bill juste pour son fric et sa célébrité.
J'insiste, c'est vraiment une mauvaise fréquentation !
- mag : êtes vous sure de vos sources concernant leur relation ?
- et comment ! elle l'a carrément embrassé devant nous, elle lui a roulé une bonne pelle !

À l'heure qu'il est, le chanteur n'a publié aucun démenti, rumeur à suivre... »


Stop, c'en est trop, je ne veux pas voir la suite.
Quelle salope, rien n'est vrai.
Oh meeeeerddde...
Devant ma tête, Bill me dit :
« T'en fais pas, maintenant qu'on a lu et que rien n'est vrai, ça va être facile de démentir
- nan, c'est pas ça
- quoi alors ?
- le lycée...
- oui t'es dans le même lycée qu'elle
- non, enfin oui mais... c'est que... j'ai oublié de retourner en cours. La rentrée était lundi. »

Il éclate de rire.

« Mais arête Bill, c'est pas drôle !
- si, c'est poilant ! sérieux, c'est pas grave Ketty, t'appelles le lycée en disant ma fille est malade et le tour est joué
- on voit l'habitué !
- hé ^^
- non j'ai une meilleure idée, c'est toi qui vas appeler
- pourquoi moi ?
- pourquoi pas ?
- okay... »


Il appelle le lycée...


« Oui bonjour, je suis le correspondant allemand de Katiouchka O'Lympe, elle... euh... elle a pas envie de venir voir votre sale tronche donc allez vous faire foutre. Mes sentiments bien distingués. Au revoir !
- putain Bill, tu fais chier, Merde, je peux pas me permettre ça moi, j'ai pas un avenir de star internationale...
- désolé, mais avoue que ça t'as fait rire un petit peu, dit-il avec un super smile.
- Ça m'amuse pas, dis-je en m'avançant vers lui.

Je me munie d'une bouteille d'eau et l'asperge d'un seul coup, puis je cours après lui dans un fou rire commun.

« Tu vas mourir
- non, je suis increvable
- ah oui ? on va voir ça tout de suite mon Billow »

Et je l'emmerde de plus belle quand les grognements de son ventre se font entendre.

« On va manger quelque part ?
- hey, je ne suis pas comme toi moi, si je continue comme ça, je vais devenir une vraie bonbonne.
- Ben tu mangeras des légumes, allez hop, adjugé vendu ! »

Soit, on sort donc.



On marche tranquillement, on n'a même pas fait une dizaine de mètres qu'on voit apparaître des hordes de filles. Elles s'avancent vers nous d'un pas furieux, agressif. Criant, hurlant, attaquant. Je suis pétrifiée, qu'est ce que c'est que ça. Bill, ne me lâche pas la main, prié-je à l'intérieur de moi. Elles se jettent sur nous, et, nous séparent. Bill ne comprend pas plus que moi ce qu'il se passe. Tout va vite. Je ne comprends rien. Je sais juste que des furies m'encerclent.
Elles crient mais n'agissent pas. Et puis je reçois un coup violent dans le dos. Toutes commencent alors à me frapper. Je reçois des coups, des insultes, j'ai mal. Un coup dans le ventre, d'autres m'assomme la tête...
Sur mon corps, elles transmettent toute leur haine, je suis leur moyen de se défouler.
Elles m'en veulent ! Pourquoi ?
Il fallait un coupable, c'est moi.
Je gis au sol, me recevant du mal. Chaque parcelle de mon corps est meurtrie, blessée de mal et de honte. Je ne vois plus que des pieds et des visages me crachant leur venin à la face.
Tout s'agite, mais je perçois le tout en ralenti, je ne distingue pas grand-chose. Des formes, des contours qui bougent. (C'est comme dans les films de ridley scott, t'as la batailles, avec les mouvements des combats au ralenti avec une musique douce^^) Hhhaaahhhh, j'ai mal.
Je suis encerclée de par mon mal.
Toutes enragées, j'ai mal !!!!!!! J'ai tellement mal !!!! Bill !!!!!!! Je ne peux plus bouger. Je ne me débats plus. Je n'ai pas la force. Je tourne la tête, Bill aussi est encerclé, mais je ne crois pas qu'on lui fasse du mal. Oh, cri m'étouffant moi-même, une des filles m'a donné
son pied dans la tête. La faisant basculé en arrière. Aie, ma nuque. Je ne sens plus mon corps.
Tout s'agite, ma respiration s'accélère et ... PAN ... tout s'arête net. Plus rien n'existe. Coup glacial, dans mon c½ur. Mon dieu, j'ai froid aussi. Mon ange ! Mon ange gît aussi au sol. Mourant ! Non ce n'est pas possible, ce n'est qu'un cauchemar ! Bill, bats toi. Agrippe toi à tout ce qu'il te reste. Tu es si fort. Tout est encore plus ralenti. Et pourtant on sent nettement l'agitation. De nos deux grimaces tortueuses, nos yeux se rejoignent.
Bill chuchote un « increvable » que je ne peux entendre, je le lis sur ses lèvres, son visage si blanc, démuni de sa joie.
Oh mon dieu !! Bill, ne me laisse pas !! Arrache l'espoir à tout ce qu'il reste.
Pourquoi ? Si impuissant l'un envers l'autre...
Bill, reste ! C'est un ordre.
Il n'entend plus rien sauf le cri perçant qu'il devant entendre.
J'émets un long hurlement de douleur, comme s'il permettait de tout effacer. Puisant les seules forces que les désespoir me donne, pour émaner de moi ce cher nom :
« BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIILLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL »

Il inspire en fragments irréguliers, ne lâchant pas mes yeux. Je ne veux pas, pas devant moi, sans que je ne puisse rien faire !!!!
Je déchiffre sur ses lèvres ce qu'il me dit, tous les 2 étant toujours au sol, au milieux de nombreux pieds s'articulant.

« Prends soin de toi »
« Noooooooooooooooooooooooooooonnnnnn » de douleur, non de refus, je n'accepterais jamais.


« Breit deine Flügeln aus mein engel!!!! »
(Déploies tes ailes mon ange!)


à suivre...

je veux euhm 65 com
reprenons les vieilles habitudes ^^
chapitre 20

# Posté le mercredi 13 juin 2007 05:58

Modifié le mercredi 13 juin 2007 09:51

chapitre 21

Tom arrêta brusquement de jouer. Georg et Gustav se tournèrent vers lui.
- Eh ça va , t'es tout blanc ?
- Bill...
- Bill est en France avec la fille.
- Y a un problème !
- Mais non t'inquiète ! C'est juste qu'il te manque, c'est la première fois que vous êtes séparés aussi longtemps c'est tout !

*
* *

Minuit cinq. Tom s'éveilla en sursaut ; Il avait entendu quelqu'un – une voix de femme – crier le nom de son frère. Il avait une impression étrange depuis l'après-midi, comme si quelque chose s'était arraché de lui. Il en était persuadé à présent : Bill avait des ennuis. Il attrapa son portable et appela son frère. Il tomba sur la messagerie.
« Bill c'est Tom, je veux que tu me rappelles dès que t'as ce message, je sens que quelque chose ne va pas bien. »
Il reposa son téléphone et s'endormit.

Le lendemain, c'est ce même téléphone qui le réveilla. Il l'attrapa et vérifia le numéro plein d'espoirs. C'était David.
- Ouais ?
- Tom on a un problème.
Il se raidit.
- C'est à propos de Bill ?
- Tu es au courant ?
- Que s'est-il passé ??
- Il a été vu en compagnie d'une Française.
- QUOI ?
- La fille qu'il a décidé d'aidé. Apparemment ils sortent ensemble.
- Impossible, c'est impossible...
- Tom...
- C'est pas vrai !
- Tom ! Calme-toi s'il te plaît !
- Comment va Bill ?
- On sait pas, on essaye de le contacter...
- Merde !!
Il raccrocha, s'habilla en vitesse, vissa une casquette sur sa tête et sortit en courant de l'appart'.

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Blanc... lumière... luminosité... suis-je au paradis ?
Calme absolu... bip réguliers... catétaires au 2 bras, mal de tête, mal de dos, mal de nuque, mal partout... non, le paradis ne m'a pas ouvert ses portes. Peut-etre je ne le mérite pas ?
Qu'est ce que je fous la ? Où est Bill ?
Un homme avec une blouse blanche entre.

« Ah, vous êtes réveillée...
- où est bill ?
- vous souvenez vous de ce qu'il s'est passé ?
- je vous ai posé une question ! où est Bill ?
- c'est votre frère ? votre petit ami ?
- plus, bien plus, beaucoup plus, dis-je pour moi-même.
- (soupir compatissant) il est juste à coté du bloc opératoire, on l'opère des que possible.
- Quoi ? L'opérer ? pourquoi ? »

J'arrache violemment tous les tuyaux qui me sont branchés. Merde ça fait mal.

« Qu'est ce que vous faites ? s'exclame le médecin
- je vais sauver Bill !
- vous devez vous reposer
- je veux voir Bill !!
- calmez vous. Cela est impossible. Inutile de paniquer. Nous maîtrisons la situation.
- Me mentez pas. Je le sens ds votre voix. pourquoi il est en bloc opératoire ? »

Je pleure. Je ne sais trop de quoi. Tristesse, rage, peur, ignorance...
On entend mon électrocardiogramme qui s'accélère à une vitesse folle.

Le docteur reprend d'une voix douce :
« Vous ne vous rappelez de rien ?
- non, pas vraiment. Je vous en supplie. Si vous savez quoi que ce soit. Dites moi.
- On vous a frappé violemment. Vous avez deux cotes cassées, d'où vos nombreuses plaies et vos bleus. Vous avez beaucoup de chance. En voyant votre état, on s'est tout de suite demandé si vous n'aviez pas de lésion cérébrale...
- (le coupant) vous le faites exprès ? qu'est-il arrivé à Bill ?
- je... quelqu'un lui a tiré dessus. selon La police, la coupable aurait quelques troubles psychiatriques... pour votre ami, on a retiré la balle, mais il a perdu beaucoup de sang, il a fait une hémorragie, on attend un donneur en urgence...
- prenez le mien. Je m'en fous de crever, mais lui, laissez le en vie. Je vous en supplie. Ramenez le !
- c'est impossible. Nous n'avons pas effectué les tests de compatibilité.
- Appelez son jumeau !
- où se trouve t-il ?
- Magdeburg
- Le temps qu'il arrive d'Allemagne, votre ami sera déjà mort !
- Alors prenez le mien. C'est un ordre !
- Vous ne vous rendez pas compte. Je ne peux pas prendre ce risque ! de plus, vous aussi avez perdu beaucoup de sang, et vous êtes encore faible ! »

Je le plaque au mur dans une fureur, le soulève par le col et lui lance d'un ton menaçant :
« J'ai l'air d'être faible là ? (Plusieurs larmes coulent) si vous ne le sauvez pas, laissez moi vous dire que c'est moi qui vous crève !
- je vais faire mon possible. Venez avec moi, nous allons effectuer rapidement les tests de compatibilité... »

J'ai peur, pour tout. Je suis le médecin dans le long couloir. Mon dieu, mon dieu, Jésus, hahassiah, laissez le moi vivant !!!
Han, vision d'horreur. J'aperçois Bill en sang. Je mets ma main devant ma bouche pour m'empêcher de crier. J'éclate en sanglots. Bill, tu es tout ce qu'il me reste !!!!

La voix du médecin me sort de mon état :
« Ça y'est mademoiselle, tout est prêt, nous allons vous anesthésier. Je dois vous prévenir avant. Il y a 58% de chance que ça ne marche pas. Son état est vraiment critique !
- faites votre possible. »


Je sens que ma tête devient lourde. Je vais m'endormir. Mon sang va se transvaser.
Le corps inerte de Bill ne se pose pas loin de moi.



Juste avant de basculer, je souffle, pour lui. Au fond je sais qu'il m'entend :


"Ich gebe dir meinen Hauch, nimm er“
(Je te donne mon souffle, prends le!)





°Oo0oO°





« Je suis désolée, nous n'avons rien pu faire ! il est mort !
- non !! »




« Réveillez vous, réveillez vous ! Mademoiselle !!! »

Deux mains me secouent.
Je me réveille mollement. « Bill ?
- il va bien, on attend juste son réveil ! »

Oh quel soulagement, je souffle de bonheur. Je répète pour moi-même. Il va bien. Ces trois petits mots se bousculent en résonance dans ma tête.
Je saute dans les bras de l'infirmière. Mon dieu. Merci.



Je m'installe à coté de lui. Je le dévisage. Il est si blanc, si maigre. Il parait si frêle et impuissant...



Tandis que je veille sur mon ange, mon portable vibre.
Message de maman : « on a retrouvé ton père, il est dans un piteux état, mais on garde espoir. Courage ! »

Quand une misère est soulevée d'une épaule, toute la peine du monde s'abat sur l'autre épaule. Je sers fort mon médaillon dans ma main.
Sur la table à coté de Bill, je vois une soucoupe avec plusieurs instruments dont un scalpel.
Comment j'ai pu m'enfermer là dedans ? Sans Bill, j'y serais encore !
Je ne sais pas pourquoi, j'ai envie de la prendre cette lame. C'est stupide, absurde, tout ce qu'on voudra, mais elle m'appelle !
Non Ketty, résiste !
Je résiste.


mon portable sonne à nouveau: message d'un numero étranger:

"ketty, c'est tom, mon frere ne vas pas bien, je le sens, je ne viens pas, je sais que je ne dois pas venir, Bill veut etre seul avec toi, je le sens. mais je t'en supplie, sauve le. il n'y que 2 personnes au monde qui puissent le faire, toi ou moi."



comment pouvais-je faire? c'était son jumeau. sa seule présence aurait suffit à Bill. mais moi. qui suis-je?


Tenant la main de Bill, je regarde le vide longtemps, très longtemps. Des heures entières.


Je sens faiblement deux petits doigts qui bougent très faiblement sur ma main. Je pense d'abord à mon imagination. Mais non, la main de Bill a bien bougé ! Il sert ma main.
Apres ce lourd effort, il desserre ma main. Je suis heureuse, mon ange vit ! mon dieu, merci. Je lui atterris sur le buste, pleurant de joie.

« Docteur, docteur ! J'hurle alors
- (entrant dans la chambre) oui ?
- docteur, il vit, il vit !
- (consultant Bill, puis me regarde, long silence) non...
- mais si, il m'a serré la main, dis-je, le c½ur trop plein de désillusion.
- Il est entre la vie et la mort, ça ne dépend plus de nous. Je suis désolé.
- Mais il a serré ma main, je répète avec force et insistance
- Sûrement pour vous dire au revoir... il devait beaucoup vous aimer, il vous avait appelé peu avant l'opération... »






à suivre....
60 com...


le passage pas en gras est de ma petite lacryyyyy merci^^
chapitre 21

# Posté le vendredi 15 juin 2007 12:35

Modifié le dimanche 17 juin 2007 15:30