vala vala désolée pour le retard.
Non, non, ce n'est pas possible !!! Bill, mon ange, tu ne peux partir, tu ne peux me laisser abandonnée.
Je me jette sur son corps en criant, pleurant, m'arrachant tout dans le seul espoir de le faire revivre. Je tremble, Bill, BILL, reviens moi !!!!
Bill, si seulement je pouvais me sacrifier pour toi. Je le ferais.
Respiration entrecoupée, il entrouvre avec peine les yeux.
Je crie d'un mélange d'espoir et désespoir :
« Bill, Bill, tu n'es pas encore mort ! Accroche toi, Bill, ne me laisse pas tout seule ! je t'en supplie (dans un souffle) ne m'abandonne pas !
- k... Ketty... (dans un murmure aussi faible soit-il)
- Bill... (je pleure en lui serrant les mains) Bill, tu es fort. Lève toi. Regarde le jour. Allez lève toi, crié-je avec force. Je veux te voir debout. Courir, rire et chanter. Je veux te voir debout, dire à ton frère que tu l'aimes, m'essuyer mes larmes et me prendre ds tes bras quand ça ne va pas ! »
Une de mes larmes tombe sur son visage, nos visages si près l'un de l'autre.
« Bill, tu te souviens, cette larme tu m'as dit que c'était mon diamant. Je l'ai préservé comme tu l'avais demandé. Pour toi. Je te l'ai gardé ; et maintenant je te le donne ce diamant s'il peut te donner la vie ! »
J'ai un trop plein de mal en moi. Voir mon ange, celui qui m'a tout donné, avec un vide à la place de son énergie.
Je me relève de son buste, pose la main droite sur son ventre et la main gauche sur son c½ur. Je ne sais pas pourquoi je me suis placée comme ça. L'instinct ?
Je ne sais pas. Je me calme petit à petit sans bouger. Je suis bien malgré la tristesse. Je resterais des heures mes mains posées sur mon ange dans cet état aimant serein.
Mes mains... son ventre... son c½ur... c'est comme si je communiquais avec mon ange.
Sous mes mains, sa peau chauffe doucement, très doucement. Je le perçois petit à petit et de mieux en mieux grâce à ma calme concentration. Je ne pense à rien. Juste à mettre toute ma vie possible dans mes mains. Tout ce qui peut être en moi passe en lui. Pensée et volonté si forte. Je reste longtemps comme ça. Une éternité bienfaisante... long moment. Mon moment... notre moment ? ...
Dans la plus lente sérénité, sa main gauche vient doucement s'emparer de la mienne. Un simple frôlement, presque imperceptible, si nous étions dans des conditions différentes.
Continuons ce partage de soi.
On peut percevoir la respiration de mon ange. Si faible soit-elle !
Peu à peu elle devient plus forte. Je sens sous ma main son c½ur battre doucement. Petits coups réguliers qui font sursauter mes doigts à chaque fois, chaque pulsion. Son sang propulsé en ma paume. Sa respiration devenant régulière sous mon autre main, ensemble. Je respire à son rythme, n'osant rien faire de plus que de le contempler, et lui donner ma vie.
Son ventre se gonfle... dégonfle.... Gonfle... dégonfle...
Tout devient calmement plus ample. Cela m'apaise encore un peu. Un long moment passe.
Silence harmonieux entremêlé de respirations et de visages détendus. Comme si la souffrance était loin.
Mon ange ouvre doucement les yeux et me regarde de son si beau regard. D'un regard si sage... oh mon ange, tu vis !! je crois rêver !!!
Des minutes, peut être des heures, passent. On reste comme ça sans bouger. Mes mains bouillonnent à présent mais c'est une chaleur de bien être.
Lui aussi a les yeux qui brillent. Mon ange. Oh mon ange tu renais.
Larmes d'émotion qui vient tomber sur nos mains gauches. Il sert ma main un peu plus fort. De plus en plus fort. La chaleur est à son comble. Entre nous. Perfection. Nous renaissons.
"ich fühle mich fligen. Bill, Nimmst uns mit deiner Fligen“
(Je me sens m'envoler. Bill, emporte nous avec tes ailes)
Lentement et calmement, il se redresse, et s'assoit sur son lit. Simplement, en légèreté comme s'il volait.
o0O0o
Nous sommes maintenant face à face. Nous n'avons pas bougé nos mains.
Lui vient doucement poser ses mains sur mon ventre dans une légèreté extrême. Moi je ne bouge pas. On est tellement bien. Dans cet état si calme, si apaisant. L'un pour l'autre.
Nous sommes loin, loin du monde.
Rien ne nous sortira de ce bien être. Nous sommes invincibles.
Magnétisme impressionnant entre nous du à un si fort amour.
Nous méditons à 2 dans une parfaite harmonie.
Tout est parfait en ce magique instant.
Rien, plus rien, juste nous.
Ses mains quittent mon ventre pour se loger sur mon dos. Je fais de même afin que nous nous enlacions. Il m'avait manqué, tellement manqué !!
On reste enlacés une éternité, une infinie splendeur. Ce cocon...
Je ne veux pas bouger. Lui non plus. Restons comme ça, ensemble, au delà du monde pour toujours.
Une infirmière entre ;
« Mademoiselle, vous devriez partir, vous vous faites du mal inutil... »
Elle ne finit pas sa phrase et reste bouche bée devant ce spectacle qui s'offre à elle.
« Docteur... docteur, il a survécu.. »
On entend des pas rapides dans le couloir.
« Impossible... c'est cliniquement impossible, vous devez vous tromper »
Lui aussi reste hébété devant notre étreinte.
Ils nous posent des tas de questions. Nous ne répondons à rien. Nous ne les écoutons même pas. Qu'est ce qu'on s'en fout. On est 2. Nous... ce nous... !
Au bout d'un long moment, les jambes de Bill le trahissent, et il manque de s'écrouler, ses chevilles ne supportant plus son poids. (Même s'il fait que 50 kilos ^^)
Il se recouche dans ce lit blanc.
Je m'installai à coté de lui et le veillai. Je m'endormis peu après lui, le c½ur si léger d'avoir frôlé la mort...
que pensez vous de ce chap?
je veux 65 com