mise au point avant le prochain chap

avant de mettre le chapitre 26, je fais une petite mise au point.


aux qques rageux (ouais enfin des rageux!!! meme si c'était pas bien méchant et meme si je reponds avec beaucouuuup de retard)


oui, ma fic est à l'eau de rose, mais je m'arrette sur le chapitre où je "sauve" Bill.
deja je le sauve pas, parce qu'il était pas mourant, il était entre la vie et la mort, ce qui est pas pareil. mais je ne m'aventurerai pas là dessus... parce que je pourrais écrire facile 3 pages juste pr cerner cette différence.

donc, dans ce passage je parle de
Magnétisme et de sorte de Méditation.
ce sont deux choses réelles qui existent (bien sur ça depend des convictions personnelles mais bon..) et qui ont des effets plus que bénéfiques sur l'humain.
même si à la base le magnétisme est considéré comme un don, ce sont deux choses qui se travaillent ( comme le rei-ki... méthode asiatique pr capter les bonnes ondes et les transmettre...)


pix: symbole du reï-ki


voilà, sur ce je mets le prochain chap
bonne lecture
mise au point avant le prochain chap

# Posté le mardi 10 juillet 2007 07:18

chapitre 26



« J'en peux plus de cet hôpital, si on sort pas d'ici bientôt je fais une fugue. »

Bill explose de rire (comme Georg après le « liebe katrin » de tom)


« Allez, si ça se trouve c'est le dernier jour, patiente un peu
- Bill... j'ai peur
- De quoi ?
- De tout... si les fans nous retrouvaient sur le chemin et si l'opération de mon père ratait...
- Pour les fans t'en fais pas, David s'est chargé d'engager une voiture de fonction ; quant à ton père, te fais pas de bile (de Bill... hum je sors) inutilement, attends tranquillement le message de ta mère
- Ouais, t'as sûrement raison
- J'ai toujours raison
- Poouuaaaa bah alors là, j'en mettrais pas ma main au feu tu vois
- Gnagnagnagnagna
- Ouh c'est intelligent ça ! »


La conversation se finit sur des sourires.

Une infirmière vient nous voir


« Vous pouvez rassembler vos affaires, vous partez quand vous voulez.
- et nos décharges ?
- un homme du nom de David Jost s'en est chargé »

Putain il est génial ce David, pensé-je.


Ni une, ni deux, nous rangeons le peu d'affaires personnelles que nous avons. Fallait pas nous le dire deux fois. Hop, on est dans la rue.
On grimpe à l'arrière de la voiture, soulagés.


« Alors, on va la manger cette pizza Ketty?
- non en fait, je voudrais bien rentrer à la maison
- (sourit) vexée ?
- mais pas du tout
- moui moui^^ mais tu ne sais pas cuisiner, se lamente-t-il
- parfait, comme ça tu feras à manger
- (le chauffeur intervient) vous savez il n'est que 9h45
- justement » rions nous.



On arrive à la maison... Ah, ça fait du bien de Rentrer !! Je file vite prendre ma douche, puis quand je sors, Bill prend la sienne. Pendant ce temps, je fais un brin de ménage.


Bill sort de la salle de bain, à ce moment je reçois un sms.
Je ne bouge pas de peur de lire. Bill va chercher mon portable et lit à voix haute :


« L'opération est finie, on attend que ton père se réveille. J'ai réussi à aller le retrouver. Bisous. Ps : ton pyjama rose est mis dans ma penderie, je me suis trompée en le rangeant
- HEIN ????
- (mort de rire) non c'est pas vrai, c'est moi qui viens de l'inventer. T'as vraiment un pyjama rose ?
- (rougissant et baissant la tête) ...
- mais le reste du texto est vrai. J'ai rien inventé »

Je souffle de soulagement.


« Tu vois, me dit Bill, tout s'arrange. (Il me fait un bisou sur le front.) Je vais faire à manger, avec tout ça il est 11 heures. (Avant de partir) dis ?
- oui ?
- tu me montres ton pyjama rose ?
- (sourire) va te faire foutre »

Il rit et part en direction de la cuisine.


Je crois qu'il nous fait une sorte de soupe de riz. Bref, un truc immangeable.


« Tu pourrais m'aider au moins un peu
- non, c'est tellement plus amusant de te voir pester, et mettre du riz partout. (je lui fais un grand sourire genre bon grand foutage de gueule)
- oh merde, y'a plus de sel, je vais en chercher.
- Ça va pas non, et s'il arrive quelque chose ?
- Qu'est ce que tu veux qu'il arrive entre là et le trottoir d'en face... allez, j'y vais à tout de suite !
- A tout de suite »



Bruit de porte qui se ferme.
Je reste un moment dans la cuisine. Juste avec le bruit du crépitement de l'eau. Je suis bien, tranquille ; je repense à tout depuis le début. Le concert, L'accident, la rencontre, le sang, les larmes, les câlins... je dois sourire niaisement comme tout le monde quand on pense à quelque chose...


Ça faisait un moment que bill était partit, du moins je supposais.

Je commençais à m'inquiéter. Plein de question trottaient dans me tête. Il faut que je me calme. Je vais dans la salle de bain et me passe de l'eau froide sur le visage. Mais ça ne suffit pas, je fais nerveusement les 100 pas dans la maison.
Je m'apprête à sortir pour aller le chercher quand mon portable sonne. Merde il est où ce con ?
Je le trouve enfin dans ma chambre.

«Nouveau sms de maman »

Ah enfin ! Ils vont rentrer bientôt tous les 2. J'appuis sur le bouton vert un sourire aux lèvres... qui disparaît vite.
Au fur et à mesure que je lis, mon sang se glace, je gèle et mon c½ur s'accélère. Non, non. Pas ça !


« Ma chérie, je ne vais pas y aller par 4 chemins. Tu es grande et tu vas sûrement préférer que je te dise les choses clairement. Il n'a pas supporté, les soins là bas étant minimum. Papa est parti rejoindre les anges et il veille sur toi de là où il est. Il t'aime tu sais. Si il y a une chose qu'il doit regretter, c'est de ne pas t'avoir serré dans ses bras une dernière fois. Je t'aime. Je reviens dès que possible. »




Je ne sais pas vraiment ce qu'il se passe. Je reste anéantie par cette nouvelle. Un vide s'installe. Non ce n'est pas possible.
Je ne saurais pas dire ce qu'il s'est passé. C'est comme si il y avait eu un trou dans la pellicule du film. Cet anéantissement, puis plus rien, puis l'apocalypse.
Je me munie de celui qui m'avait en quelque sorte manquer.


Je ne réfléchis plus et ma lance à la poursuite du sang. C'est ridicule. Peu importe ! J'aurais eu honte, mais non, pourquoi devrais-je m'en priver ?
Je rattraperai mes erreurs un jour, et en temps voulu. Je paierai ma dette car le monde tourne comme ça, mais pour l'instant, je ne pense plus. Me faire mal, me punir. J'enfonce la lame
Froide toujours plus loin et plus violemment, agressivement, j'en ai besoin. Me faire si mal, tellement mal, mais j'en veux plus, toujours plus. Je ne retiens pas mes cris. Ce n'est pas possible. Je ne peux pas me contenir. Douleur...haine... désespoir...
Je pleure toutes les larmes de mon corps, en même temps que celui-ci se déserte. Mon sang coule et me fuit comme la peste.
Il hurle de fureur, s'arrache à moi pour sortir.
Tout est confus et rapide. Je me punie de ne pas avoir été là, de ne pas avoir su l'aimer convenablement, de ne pas l'avoir entendu. Punition qu'un lourd fardeau m'étreigne. Un poids emprisonné en moi, coincé pour toujours. J'en serais son esclave.
Châtier ma chair d'un mal injuste.
Salaud, pourquoi tu m'as abandonné ?
Il n'y a, de toute façon, plus rien en moi, à part cette absence, ce vide, cette sensation de vie inexistante, de vie absorbée jusqu'à épuisement de la source.
La lame coupe encore, encore plus, endroit malencontreusement encore vierge, sans aucune trace rougeâtre. Je m'arrache le bras à mes douleurs. La lame désormais pourpre part de tous sens, dans tous les sens, avec force et fierté, mais sans allure, de part et d'autre de la chair apprivoisée. Elle domine. C'est elle qui me contrôle. A ce moment, la terre peut bien s'écrouler, je m'en fous. Je n'irai pas porter main secourante. Je veux juste cette douleur, plus profondément, plus intense. Cette douleur dont j'ai besoin pour survivre.
Peau si blanche au teint lave.
Le pilier envoie ses décharges.
J'ai la tête qui tourne, continuant à verser l'eau salée, continuant à verser mon vin (clin d'½il à mon little pèlerin). Mais je ne m'arrêterais pas. Ma vision devient floue, mais c'est de ça dont j'ai besoin : emprisonnée, enfermée à jamais dans mon mal.
J'hurle de nouvelles fois. Je donne des coups de lame féroces, toujours un peu plus fort, toujours un peu plus loin, dans tous les sens, ne cherchant à rien, aucun but... si ce n'est ce mal éternel. J'enfonce comme une sauvage qui a repéré sa proie. Tout ressort. Je suis folle.
Beaucoup trop mal, horrible douleur qui se veut continuelle.
Ça brûle. C'est un feu qui vient s'emparer de moi. S'occuper de mon cas. Je donne des coups coupant violents, si violents...
J'entends des pas rapides dans le couloir.
Je rabats vite mes manches sur mes bras et jette la lame sous le lit. Bill entre et me voit dans un état pitoyable, les yeux embués, le teint livide, tout mon être sans vie, tremblante comme à une agonie qui ne fera jamais succomber sa victime.



« Ketty, qu'est ce qu'il s'est passé ?
- h... »


J'essaye bien de parler mais aucun son ne sort. J'essaye de cacher ma douleur le plus possible.
Mon bras m'appelle, il me brûle, me pique, j'ai la tête qui tourne. Le tissu du vêtement se fout de la gueule des plaies et les jette encore à moitié vivante sur le bûcher. Un feu si faible qu'il ne peut que faire souffrir et pas mourir. Je crois que je vais tomber.
Je suis si faible. Mais j'ai tellement mal, à l'intérieur, je me sens arrachée à moi, enlevée à ma vie, à ma raison d'être. Toi mon créateur, tu n'es plus !
Bill s'avance vers moi, on lutte vaguement, je ne distingue plus grand-chose, et rien ne vaut la peine d'être distinguée ; il parvient à soulever mes manches.




CLAP !!!!




Une gifle ! Il m'a donné une gifle ! c'est la seule chose que j'ai remarqué depuis ce vide. La plus grande gifle que je n'ai jamais reçue.
Il ne m'avait jamais frappé. Je m'effondre au sol en pleurs.
Bill me regarde d'en haut avec un regard haineux et coléreux, au fond je crois qu'on peut lire de la tristesse, ou de l'apitoiement, mais surtout de la haine et de la colère ! Un mélange que je ne lui connaissais pas, pas envers moi...





je ne vous demande pas un nombre de com précis
parce que je n'ai pas encore écrit la suite
donc je sais pas vraiment qd elle arrivera
m
ais je veux néanmoins que vous fassiez peter le compteur de commentaires !!!!!



à M... :
je suis désolée, je me sens honteuse d'avoir écrit ce chapitre
quand je sais que tu souffres réellement
c'est injuste
pardonne moi



je suis disapointed là, il suffit que je vous donne pas un nombre de com fixes pr que j'en ai presque pas. alors je recommence mon chantage. 65 com pr la suite ...
chapitre 26

# Posté le mardi 10 juillet 2007 07:33

Modifié le vendredi 13 juillet 2007 18:10

chapitre 27

je suis déçue, plus que déçue. tres déçue.
meme plus capable de me mettre 60 com ...
___________________








Je pleure de plus belle. Sanglots répétés. On m'aurait crucifié que je n'aurai pas plus mal à l'intérieur. Contraste entre mon sang chaud et le froid du carrelage sur lequel je repose.
Bill me ramasse comme une loque et me porte jusqu'au lit.
Quelques larmes coulent mais je ne parviens pas à lire dans ses yeux la raison de ces larmes ; haine inquiète peut-être.


« Putain Ketty, pourquoi ? T'es allée loin aujourd'hui !... »


Je me jette contre son torse, contrairement à son habitude, ses bras ne m'entourent pas... le tee shirt de bill est taché de mon sang qui continue inlassablement de couler.


« Bill... il... il est... il est... j'ai plus rien en moi !! »


Pas besoin de parler d'avantage... son regard change en compréhension aimante.



« Tu sais, de là où il est...
- (le coupant) arête, m'invente pas des excuses bidons. (Hurlant) Il est plus là, il est plus là c'est tout. Il m'a abandonné sans aucun scrupule. Et j'aurai ce mal enfermé en moi pour toujours.
- (sa voix tremble légèrement) comment ça ? tu te rends coupable de quelque chose qui n'est pas ta faute !
- c'est un salaud ...
- ne dis pas ça. Ce n'est pas lui qui décide de sa vie ou de sa mort. Il devait faire ce qu'il a fait...
- il a rien fait, à part laisser un vide encore plus pincé en moi. On a toujours le choix entre vivre et mourir.
- Non Ketty, crois moi, ce n'est pas en notre pouvoir de choisir de survivre
- Mais toi, toi t'as voulu survivre pour moi, pourquoi lui non ? il me détestait !
- Je suis sure que non ! tu sais... ton père...
- Ça n'est pas mon père. Je n'ai pas de père !! »



J'arrache violemment le médaillon pendu à mon cou, reposant sur mon sternum et le jette à terre.



« Dans l'ignorance débutée, dans l'ignorance finie... jusqu'au bout ! » je crie à n'en plus avoir de souffle, de voix. Je ne sais pas ce qui domine en moi à cet instant. Pas vraiment la haine. Quoi que si envers moi-même. La peur, le désespoir. Tragédie d'un c½ur sensiblement trop suffoquant. Agonie à petit feu d'une personne trop faible.
Je suis prise de folie. Je ne sais pas trop ce que je fais. Je tape dans les murs, j'hurle. Je me saisis de tout ce qui peut se trouver à portée de main, le casse, le jette, le balance contre les murs. Je finis par m'effondrer au sol pour implorer ma défaillance de me laisser ; je me relève et recommence... à n'en plus finir, à n'en plus pouvoir, à n'en plus supporter l'écho, à n'en plus rien comprendre ni ressentir. Juste un rien, un vide, un néant engouffrant. Du noir, du sang, des cris, des pleurs. Bill m'attrape par derrière et m'emprisonne les bras derrière mon dos, m'empêchant ainsi de bouger. Je lutte mais la fatigue a eu raison de moi, pour une fois, sa force est supérieure à la mienne. Je ne me débats plus. Bill me tient toujours, ne changeant pas de position, lui derrière moi. Il vient poser sa joue droite contre ma joue gauche. Il lâche doucement mes bras, en s'assurant que je ne bougerai pas, pour joindre ses mains devant mon torse. Je suis ainsi dans sa paroi de protection.
De nos 2 joues toujours collées, je sens un liquide tiède, humide, salé, dégoulinant de son ½il que j'imagine à présent brillant. C'en est trop. Il m'a invité à le faire. Je pleure... pleure. Et pour une fois pas en silence. Non. De gros reniflements et sanglots, des larmes en cascade. J'avale ma salive pour reprendre un sanglot plus fort. Je vacille. Mon équilibre se perd et devient dur à maîtriser. Mon poids du corps en avant à cause de mes secousses pleurantes. Un sanglot, plus fort que les autres oblige Bill A lâcher ses mains, pour que je puisse tomber en avant, sur les genoux, fesses sur les talons, corps allongé en avant, corps désarticulé, sanglotant et ensanglanté, parsemé de secousses, sursauts et spasmes bruyants. Bill s'accroupit et pose une main sur mon dos.
Parler ne sert à rien. Pour le moment. Nan, pour toujours ! Parce qu'au fond j'ai exactement les mêmes convictions que lui. Il devait partir, je devais en survivre.
Mais je refuse de savoir !!!
Pourtant je sens Bill qui se lève. Je n'ai pas besoin de lever la tête, je sais qu'il ramasse le médaillon. Il attend sur le lit, assis, que j'ai fini ma crise de larmes, ce qui ne semble pas vouloir cesser.
Les larmes coulent d'elles même. Je n'ai pas besoin de forcer.



Des heures entières passent à faire rivière sur yeux bleus.
Mal de tête et fatigue commencent à se faire entendre mais ce n'est rien. J'ai l'impression que le véritable enfer va commencer...










JE CHANGE MES METHODES DE COM :


dorénavant je veux des com construits et argumentés.

j'en veux 15

vous pouvez me laisser des com simples

je les validerai mais ne les prendrai pas en compte

parlez de ce que vous voulez:

relation et évolution des sentiments

personalité des personnages

critiques du chapitre

dites ce que vous voulez pourvu que ce soit construit !!!!!

de plus, ce genre de com j'y reponds a chaque fois pour donner mon avis ...


ce changement soudain vous le devez à mademoiselle

remerciez la

oui remeriez la parce que c'est un cadeau que je vous fait ^^

mon little pelerin, tu peux continuer a me mettre tes com inutiles parce que je les aime trop <3 xD



ps: vous pouvez qd meme faire tourner ma fic si une envie soudaine vous prend ^^ :D
chapitre 27

# Posté le mardi 17 juillet 2007 08:13

Modifié le vendredi 20 juillet 2007 11:49

chapitre 28

bon les choux, je vous mets la suite



Vide, sensation d'absence, vie volée, violée, désabusée et injuste.


Le silence pesant de la salle respire à pleins poumons. Seuls les deux souffles saccadés et irréguliers se font entendre.
Dehors, le soleil brille, les oiseaux chantent, les gens se promènent à leur volonté, sont libres et se sentent maîtres de leur destin. Des sourires chaleureux étirent leurs lèvres. Le vent caresse leurs visages, dans cette si belle panoplie quelque chose cloche...
Quelqu'un vient de mourir dans l'ignorance
Quelqu'un est mort
Quelqu'un a rendu son dernier souffle à la guerre, et pas à l'amour.
Et ce monde s'en fout.


Ce monde n'était pas pour lui. Il était trop bon pour faire partie de cette conne de vie.
Bill est accoudé à la fenêtre et regarde au dehors tout ce connard de beau monde.
Je m'adosse au mur, les genoux repliés.
Le sang est sec. La manche et mon bras sont collés à cause de ce sang sale. Ça pique encore...
Mais j'en ai tellement rien à foutre.
Au bout d'un long moment, Bill se lève de sa fenêtre et vient vers moi. Il s'assied en tailleur en face de moi. A vrai dire, personne ne sait que faire. On reste là dans un long silence.
Bill me dévisage ; puis se lève. Il sort de la chambre en marchant d'un pas léger. Il volerait presque. Je ne réagis pas. Je n'ai plus envie de rien.
J'ai l'impression que j'habite cet état depuis des années.
Rien envie. Envie de rien. Je suis absorbée par un néant incontrôlé. Je regarde droit l'endroit où la porte est restée ouverte, mais je ne distingue pas les contours. Je devine le flou. Il n'y a plus que ma vue intérieure. Celle qui me fait mourir. Plongée dans un infini rien.
Une silhouette se poste devant moi et s'accroupit. Bill est rentré sans même que je ne m'en aperçoive. Il a posé par terre une bouteille d'eau et une boite de kleenex. Sa main vient me frôler du bout de ses doigts si doux, il caresse ma paume, puis ses doigts glissent sur ma peau, remontent de ma main à mon poignet. Je ne comprends pas bien ce qu'il fait, je ne cherche pas à comprendre. Je me laisse faire, c'est tout.
Ses doigts viennent se saisir de ma manche. Voila donc. Il y va tout doucement pour ne pas me faire mal mais la manche de la chemise et mon bras, tamisés par le sang, ne font plus qu'un. Le sang les a rendu inséparable.
Le tissu parait emprisonnée dans les plaies ouvertes. Elles se sont refermées sur lui.
Bill me jette un coup d'½il, soupire, et tire d'un coup sec la manche pour la relever. Je crie. Tant ça fait mal !! J'ai l'impression que ma peau est partie en même temps que le vêtement.
Bill verse de l'eau sur un kleenex et pose celui-ci sur mon bras à la hauteur de mon coude, et le descend tout doucement jusqu'à mon poignet. Tout doucement. Il me touche à peine. Ce sont d'imperceptibles caresses qui me réchauffent le c½ur. Il me frôle. Opération qu'il répète plusieurs fois. Il me purifie de toute ma crasse malsaine...
Je le détruis et lui prend soin de mon corps.
Je me laisse faire. Ça me fait du bien cette fraîcheur même si ça fait quelque peu mal.


Une fois qu'il n'y a plus de sang mais plus que des plaies, Bill s'assoie à coté de moi, comme moi, jambes repliées, et adossé au mur.
Nos mains se rejoignent et nos doigts s'entrelacent.
Je suis mieux mais j'ai peur de le lasser... qu'il ne soit là que par compassion finalement.


Son pouce caresse doucement le dessus de ma main.
Je ferme les yeux.
Une larme recoule. Je n'ai pas encore assez pleuré.


Bill vient me déposer un baiser sur la tempe et y laisse ses lèvres reposer ; la bouche légèrement entrouverte, je sens les souffles de sa respiration. Je lui sers sa main encore plus fort.



« Mon ange, reste avec moi
- je t'abandonnerai jamais » prononce-t-il sans se détacher de ma tempe. J'ai senti ses lèvres bouger à ses paroles.


Il se décolle enfin légèrement et niche sa tête entre mon cou et mon épaule. Sensibilité d'un chien affectueux perdant sa maîtresse.


« Bill, tu n'es pas obligé ...
- je ne le fais pas que pour toi »


J'aurai voulu sourire mais je ne suis physiquement capable de rien.


Il partage mon état, je le sens. On partage tout. Les bonnes choses comme les mauvaises.

Je sais à présent qu'il n'est pas là par simple compassion..


On entend au loin les cloches de l'église sonner. On ne pourrait pas dire l'heure qu'il est... pile de quelque chose ...

Bill détache soudainement mais lentement sa main de la mienne.

Il sort mon médaillon de sa poche...


« Ketty... je...
- tais toi mon ange, je t'en supplie... ce médaillon, je devais l'ouvrir le joue de son retour. Il ne reviendra pas alors je ne l'ouvrirai pas.
- Où est passée ta curiosité ?
- Dans un tombeau guerrier
- ...
- ...
- tu te fais du mal inutilement mon c½ur. Et moi je souffre de te voir te détruite sans devoir rien dire.
- Je ne veux pas te faire souffrir Bill. Je t'aime trop mais tu vois, je ne suis bonne qu'à çà.
- Ne dis pas n'importe quoi. T'es capable de beaucoup d'amour... mais tu ne le contrôles pas toujours. ...c'est une épreuve assez dure à surmonter en elle-même. Ne rajoute pas de mal s'il te plait »



Il prend ma main et y dépose délicatement le médaillon.


« Je crois qu'il préférerait que tu l'ouvres. Ketty, ça exorcisera une partie de toi. Tu n'es en rien coupable de ce qui est arrivé.
- (un mince filet d'eau salée borde mes yeux) Bill... j'ai peur
- tu ne dois pas. Tu ne pourras pas avoir encore plus mal. Pleure toutes les larmes de ton corps si tu en as besoin, c'est parce que tu comprendras que tes ailes poussent. Au fur et à mesure d'épreuve et d'amour, un chacun devient un ange. Toi tu es mon ange Ketty. Et je suis tout avec toi. ... vas-y maintenant. »


Je me lève et me dirige vers la porte. Je me retourne. Je prends une respiration pour parler, Bill me coupe et me dit presque en chuchotant.


« Non, vas-y seule » il avait lu dans mes pensées. Il glisse un mince sourire d'encouragement.

Je continue à avancer vers la porte mais m'arête à nouveau et me retourne encore vers Bill.
Je lui lance un regard passionné, inquiet, remerciant.
Il sourit et hoche la tête en guise d'approbation et d'amour. Cette fois je dois y aller. Je me dirige vers l'allée ensoleillée du petit jardin. J'expire très longtemps, les mains tremblantes sur cet objet brillant. Je ferme les yeux. Ma respiration est totalement irrégulière.

Merci Bill, quoi que ça puisse être, c'est grâce à toi mon ange.


Petit clic. Le médaillon a déboîté les deux parties. J'ouvre les yeux. Il ne me reste plus qu'à séparer les deux parties du c½ur en or.
Je l'ouvre le plus lentement possible comme si un monstre pouvait en surgir à tout moment.
Mon c½ur manque un battement et je me décide à regarder à l'intérieur.
Vide.
Il n'y a rien à l'intérieur. Je retourne l'objet, le ferme, le rouvre, toujours rien.
Je ne peux m'empêcher de sourire. Qu'est ce que... ?
Je me coupe dans mes pensées et éclate d'un petit rire nerveux. D'un rire tout court.
Juste le bonheur d'un retour, revoir la plus personne qu'on aime. Aucun cadeau n'égale cela. Pas même la plus belle rivière de diamants au monde.
Je cours dans l'allée, rire de joie, d'allégresse, de légèreté.
Je réduis doucement mon rythme, Finis par marcher, et m'arrête.
Je regarde le ciel, mes yeux se perdent dans l'immensité, mon cou tendu vers lui ; derrière un nuage, je reste le nez planté au ciel.
Je tends une main vers ce ciel, celle dans laquelle se trouve le médaillon, elle se perd dans l'immense bleu. Je vole. Une larme recoule en même temps que mon visage rayonne de mon sourire.


« Merci papa, tu m'as toujours compris ! »




logiquement la fic s'arrette ici, mais j'avais déjà dans l'idée de faire un épilogue, donc je vous prépare ça. mais pas tout de suite parce que la je pars mercredi dans notre belle capitale, mes amis, et j'y reste une semaine, j'essairai d'écrire sur papier l'épilogue avant de partir.

a dans une semaine

bonne baise à tous en attendant ^^


ps: oubliez pas mes com qd meme (cf: article du dessus)

mon blog perso: wink-of-eagle
chapitre 28

# Posté le samedi 21 juillet 2007 06:56

pas suite

l'épilogue comporte 3 parties, je publie la premiere partie demain ds la mesure du possible

# Posté le jeudi 02 août 2007 17:19