« J'en peux plus de cet hôpital, si on sort pas d'ici bientôt je fais une fugue. »
Bill explose de rire (comme Georg après le « liebe katrin » de tom)
« Allez, si ça se trouve c'est le dernier jour, patiente un peu
- Bill... j'ai peur
- De quoi ?
- De tout... si les fans nous retrouvaient sur le chemin et si l'opération de mon père ratait...
- Pour les fans t'en fais pas, David s'est chargé d'engager une voiture de fonction ; quant à ton père, te fais pas de bile (de Bill... hum je sors) inutilement, attends tranquillement le message de ta mère
- Ouais, t'as sûrement raison
- J'ai toujours raison
- Poouuaaaa bah alors là, j'en mettrais pas ma main au feu tu vois
- Gnagnagnagnagna
- Ouh c'est intelligent ça ! »
La conversation se finit sur des sourires.
Une infirmière vient nous voir
« Vous pouvez rassembler vos affaires, vous partez quand vous voulez.
- et nos décharges ?
- un homme du nom de David Jost s'en est chargé »
Putain il est génial ce David, pensé-je.
Ni une, ni deux, nous rangeons le peu d'affaires personnelles que nous avons. Fallait pas nous le dire deux fois. Hop, on est dans la rue.
On grimpe à l'arrière de la voiture, soulagés.
« Alors, on va la manger cette pizza Ketty?
- non en fait, je voudrais bien rentrer à la maison
- (sourit) vexée ?
- mais pas du tout
- moui moui^^ mais tu ne sais pas cuisiner, se lamente-t-il
- parfait, comme ça tu feras à manger
- (le chauffeur intervient) vous savez il n'est que 9h45
- justement » rions nous.
On arrive à la maison... Ah, ça fait du bien de Rentrer !! Je file vite prendre ma douche, puis quand je sors, Bill prend la sienne. Pendant ce temps, je fais un brin de ménage.
Bill sort de la salle de bain, à ce moment je reçois un sms.
Je ne bouge pas de peur de lire. Bill va chercher mon portable et lit à voix haute :
« L'opération est finie, on attend que ton père se réveille. J'ai réussi à aller le retrouver. Bisous. Ps : ton pyjama rose est mis dans ma penderie, je me suis trompée en le rangeant
- HEIN ????
- (mort de rire) non c'est pas vrai, c'est moi qui viens de l'inventer. T'as vraiment un pyjama rose ?
- (rougissant et baissant la tête) ...
- mais le reste du texto est vrai. J'ai rien inventé »
Je souffle de soulagement.
« Tu vois, me dit Bill, tout s'arrange. (Il me fait un bisou sur le front.) Je vais faire à manger, avec tout ça il est 11 heures. (Avant de partir) dis ?
- oui ?
- tu me montres ton pyjama rose ?
- (sourire) va te faire foutre »
Il rit et part en direction de la cuisine.
Je crois qu'il nous fait une sorte de soupe de riz. Bref, un truc immangeable.
« Tu pourrais m'aider au moins un peu
- non, c'est tellement plus amusant de te voir pester, et mettre du riz partout. (je lui fais un grand sourire genre bon grand foutage de gueule)
- oh merde, y'a plus de sel, je vais en chercher.
- Ça va pas non, et s'il arrive quelque chose ?
- Qu'est ce que tu veux qu'il arrive entre là et le trottoir d'en face... allez, j'y vais à tout de suite !
- A tout de suite »
Bruit de porte qui se ferme.
Je reste un moment dans la cuisine. Juste avec le bruit du crépitement de l'eau. Je suis bien, tranquille ; je repense à tout depuis le début. Le concert, L'accident, la rencontre, le sang, les larmes, les câlins... je dois sourire niaisement comme tout le monde quand on pense à quelque chose...
Ça faisait un moment que bill était partit, du moins je supposais.
Je commençais à m'inquiéter. Plein de question trottaient dans me tête. Il faut que je me calme. Je vais dans la salle de bain et me passe de l'eau froide sur le visage. Mais ça ne suffit pas, je fais nerveusement les 100 pas dans la maison.
Je m'apprête à sortir pour aller le chercher quand mon portable sonne. Merde il est où ce con ?
Je le trouve enfin dans ma chambre.
«Nouveau sms de maman »
Ah enfin ! Ils vont rentrer bientôt tous les 2. J'appuis sur le bouton vert un sourire aux lèvres... qui disparaît vite.
Au fur et à mesure que je lis, mon sang se glace, je gèle et mon c½ur s'accélère. Non, non. Pas ça !
« Ma chérie, je ne vais pas y aller par 4 chemins. Tu es grande et tu vas sûrement préférer que je te dise les choses clairement. Il n'a pas supporté, les soins là bas étant minimum. Papa est parti rejoindre les anges et il veille sur toi de là où il est. Il t'aime tu sais. Si il y a une chose qu'il doit regretter, c'est de ne pas t'avoir serré dans ses bras une dernière fois. Je t'aime. Je reviens dès que possible. »
Je ne sais pas vraiment ce qu'il se passe. Je reste anéantie par cette nouvelle. Un vide s'installe. Non ce n'est pas possible.
Je ne saurais pas dire ce qu'il s'est passé. C'est comme si il y avait eu un trou dans la pellicule du film. Cet anéantissement, puis plus rien, puis l'apocalypse.
Je me munie de celui qui m'avait en quelque sorte manquer.
Je ne réfléchis plus et ma lance à la poursuite du sang. C'est ridicule. Peu importe ! J'aurais eu honte, mais non, pourquoi devrais-je m'en priver ?
Je rattraperai mes erreurs un jour, et en temps voulu. Je paierai ma dette car le monde tourne comme ça, mais pour l'instant, je ne pense plus. Me faire mal, me punir. J'enfonce la lame
Froide toujours plus loin et plus violemment, agressivement, j'en ai besoin. Me faire si mal, tellement mal, mais j'en veux plus, toujours plus. Je ne retiens pas mes cris. Ce n'est pas possible. Je ne peux pas me contenir. Douleur...haine... désespoir...
Je pleure toutes les larmes de mon corps, en même temps que celui-ci se déserte. Mon sang coule et me fuit comme la peste.
Il hurle de fureur, s'arrache à moi pour sortir.
Tout est confus et rapide. Je me punie de ne pas avoir été là, de ne pas avoir su l'aimer convenablement, de ne pas l'avoir entendu. Punition qu'un lourd fardeau m'étreigne. Un poids emprisonné en moi, coincé pour toujours. J'en serais son esclave.
Châtier ma chair d'un mal injuste.
Salaud, pourquoi tu m'as abandonné ?
Il n'y a, de toute façon, plus rien en moi, à part cette absence, ce vide, cette sensation de vie inexistante, de vie absorbée jusqu'à épuisement de la source.
La lame coupe encore, encore plus, endroit malencontreusement encore vierge, sans aucune trace rougeâtre. Je m'arrache le bras à mes douleurs. La lame désormais pourpre part de tous sens, dans tous les sens, avec force et fierté, mais sans allure, de part et d'autre de la chair apprivoisée. Elle domine. C'est elle qui me contrôle. A ce moment, la terre peut bien s'écrouler, je m'en fous. Je n'irai pas porter main secourante. Je veux juste cette douleur, plus profondément, plus intense. Cette douleur dont j'ai besoin pour survivre.
Peau si blanche au teint lave.
Le pilier envoie ses décharges.
J'ai la tête qui tourne, continuant à verser l'eau salée, continuant à verser mon vin (clin d'½il à mon little pèlerin). Mais je ne m'arrêterais pas. Ma vision devient floue, mais c'est de ça dont j'ai besoin : emprisonnée, enfermée à jamais dans mon mal.
J'hurle de nouvelles fois. Je donne des coups de lame féroces, toujours un peu plus fort, toujours un peu plus loin, dans tous les sens, ne cherchant à rien, aucun but... si ce n'est ce mal éternel. J'enfonce comme une sauvage qui a repéré sa proie. Tout ressort. Je suis folle.
Beaucoup trop mal, horrible douleur qui se veut continuelle.
Ça brûle. C'est un feu qui vient s'emparer de moi. S'occuper de mon cas. Je donne des coups coupant violents, si violents...
J'entends des pas rapides dans le couloir.
Je rabats vite mes manches sur mes bras et jette la lame sous le lit. Bill entre et me voit dans un état pitoyable, les yeux embués, le teint livide, tout mon être sans vie, tremblante comme à une agonie qui ne fera jamais succomber sa victime.
« Ketty, qu'est ce qu'il s'est passé ?
- h... »
J'essaye bien de parler mais aucun son ne sort. J'essaye de cacher ma douleur le plus possible.
Mon bras m'appelle, il me brûle, me pique, j'ai la tête qui tourne. Le tissu du vêtement se fout de la gueule des plaies et les jette encore à moitié vivante sur le bûcher. Un feu si faible qu'il ne peut que faire souffrir et pas mourir. Je crois que je vais tomber.
Je suis si faible. Mais j'ai tellement mal, à l'intérieur, je me sens arrachée à moi, enlevée à ma vie, à ma raison d'être. Toi mon créateur, tu n'es plus !
Bill s'avance vers moi, on lutte vaguement, je ne distingue plus grand-chose, et rien ne vaut la peine d'être distinguée ; il parvient à soulever mes manches.
CLAP !!!!
Une gifle ! Il m'a donné une gifle ! c'est la seule chose que j'ai remarqué depuis ce vide. La plus grande gifle que je n'ai jamais reçue.
Il ne m'avait jamais frappé. Je m'effondre au sol en pleurs.
Bill me regarde d'en haut avec un regard haineux et coléreux, au fond je crois qu'on peut lire de la tristesse, ou de l'apitoiement, mais surtout de la haine et de la colère ! Un mélange que je ne lui connaissais pas, pas envers moi... je ne vous demande pas un nombre de com précis
parce que je n'ai pas encore écrit la suite
donc je sais pas vraiment qd elle arrivera
mais je veux néanmoins que vous fassiez peter le compteur de commentaires !!!!!
à M... :
je suis désolée, je me sens honteuse d'avoir écrit ce chapitre
quand je sais que tu souffres réellement
c'est injuste
pardonne moi je suis disapointed là, il suffit que je vous donne pas un nombre de com fixes pr que j'en ai presque pas. alors je recommence mon chantage. 65 com pr la suite ...