Je n'avais pas revu Bill depuis 3 jours. Il avait été à l'hôtel je crois. Il me laissait « faire le ne point avec tout ça ». J'étais seule dans l'appart' mais à vrai dire, bien. Pas ce qu'on appelle heureux, je ne peux pas dire ce qu'est le bonheur. Mais je savais que je n'étais pas malheureuse.
Je ne pensais plus aux actions utiles et évidentes de la vie quotidienne : me nourrir, me laver.
J'étais passée à un stade au-delà, supérieur à tout ça, une pureté d'esprit qui n'a plus besoin de corps. Certes, physiquement j'étais là, mais j'étais dans un autre monde chassé de toute imperfection.
Seul un être au monde pouvait me sortir de là, ce même être qui m'a déjà aidé, ce même être que je chérie tant, ce même être, mon ange. Mais il ne viendra pas pour m'extirper de ce monde parce qu'il sait que je m'y sens bien.
Mon ange me manque....
Et s'il était retourné en Allemagne ? Non ! Sans me dire au revoir ? Je refuse d'y croire mais j'ai un mauvais pressentiment.
Je reçois un appel de mon ange sur mon portable :
« (D'une vois pressée) allo ?
- Ketty !! tu vas bien ?
- Oui, surtout depuis que tu m'as appelé et toi ?
- Oui... je ... euh... Ketty... il faut qu'on se voit... »
Bip bip bip...
Que se passe t-il ? Bill, que vas-tu m'annoncer ?
Je vais prendre une douche puis je fais les 100 pas ds le salon qui me parait alors tout petit.
La sonnette résonne enfin.
J'ouvre directement et Bill se précipite dans mes bras. On entre au bout d'un moment.
« J'avais pas osé t'appeler ces derniers jours...
- allez Bill, on est pas des gamins, va au but, dis moi ce qu'il y a
- (me ramène contre son torse) je vais devoir y aller. Faut que je retourne en Allemagne pour préparer la tournée.
- Quand ?
- Je ne sais pas exactement
- Je ne veux pas que tu partes
- Moi non plus (court silence) viens avec moi
- Quoi ?
- Viens avec nous pendant la tournée !
- Bill... j'aimerais tellement ... c'est impossible
- Je sais... mais c'est aussi impossible de se séparer
- Bill ?
- Mon c½ur ?
- Sers moi ! »
Une autre étreinte. Parmis tant d'autres ? Non, la plus belle, la plus proche, la plus forte, la plus sensible, mais aussi la plus fragile. Je m'agrippe à lui comme s'il allait s'envoler, il fait pareil pour moi.
On n'ose même pas se parler, de peur que le rêve se termine pour toujours.
« (Susurrant) qu'est ce que je vais devenir sans toi ?
- je suis avec toi ! »
Bill me sert tellement fort que je sens mes pieds perdrent contact avec le sol, mais pour rien au monde je n'aurais remis les pieds sur terre.
On arrive vers la chambre, marchant à coté dans un silence resplendissant.
Tout en même temps, même mouvement, exacte reproduction du complément.
Mon ½il et le sien perlent, le bord de deux yeux s'humidifie, deux gouttes reposent sur les cils avant de se laisser couler le long de la pommette, de la joue, de la mâchoire.
Ma joue droite pour sa joue gauche. Miroir parfait.
Je me jette sur lui, en même temps que lui sur moi. Fusion de larmes. Fusion de deux corps. Fusion de deux esprits. Fusion de deux âmes.
J'enlève mon médaillon et le lui donne. J'ai compris sa valeur. Je veux la faire comprendre aux autres. Je passe mes mains sous ses cheveux et attache la boucle en or sur sa nuque.
Le c½ur en or pointe sur son sternum. Je m'écarte de bill et vais à la fenêtre.
« Et si c'était la dernière ?
- dernière quoi ?
- dernière soirée passée ensemble !
- j'en profiterais
- comment ?
- je voudrais te voir sourire et pas pleurer, te voir rire, te prendre dans les bras ...
- on décrocherait les étoiles ensemble ?
- j'attraperai le soleil et te l'offrirai
- je prendrais le ciel pour en faire notre toit... »
je saute sur le bureau, Bill fait pareil, on est tous les deux debout sur le bureau, main dans la main à crier notre joie enthousiaste à la face du monde. Notre nous deux.
« On volerait à n'en plus finir
- regarde... tes ailes !!!!
- le ciel nous enveloppe
- (plante son doigt et son regard vers le bas) regarde les gens, ils sont tout petits
- Bill je vole !!! (mdr... titanic)
- Accroche toi. Je t'emmène dans mes rêves... »
Pensées heureuses. On rit, on sourit. On avait sûrement l'air de deux barges là à gueuler comme des cons, à se marrer sur ce bureau.
Notre imaginaire avait pris le dessus. Nos yeux étaient tout scintillants. On volait. On refaisait le monde en le survolant. Le ciel nous appartenait.
« Bill... (Bill se retourne) tiens
- une étoile !! Elle est magnifique. Attends »
Un coup d'ailes. Le voilà parti rapidement plus haut. Il redescend doucement à ma hauteur.
« Voilà pour toi
- oh bill, une étoile filante !! »
La poudre d'or nous enveloppe et continue à nous faire voler. On a le sourire jusqu'aux oreilles. Illuminés d'amour. Que ce monde soit empli d'amour jusqu'aux entrailles !!!
On saute de nuage en nuage, détenant le pouvoir du ciel. Un bonheur lumière. Un monde inépuisable juste pour nous deux.
Nous continuons des heures notre trajet céleste.
- - -
Analyse rapide des faits :
Bill est coincé ds les poutres, et moi, pendue au lustre.
On se regarde et on explose de rire.
Je saute à pied joint par terre et vais chercher un escabeau pour Bill.
« mais comment t'as fait ton compte pour te retrouver la dedans ?
- ben ... j'en sais rien. Je pourrais aussi te demander comment t'as atterri dans le lustre
- mdr »
Une fois tous les deux, les pieds sur le sol, un silence s'installe.
« Ketty...
- chut »
On se rapproche doucement. Je peux dorénavant sentir mon propre souffle tant je suis proche de lui.
Il joint ses lèvres aux miennes. Rien d'échangé. Juste deux lèvres scellées à tout jamais.
On scelle notre union dans nos lèvres comme certains l'auraient fait dans la pierre.
Nous respirons par le nez pour ne pas avoir à nous détacher. Nous ne voulons pas nous séparer. Bill me pousse jusqu'au lit, nos lèvres toujours unies, et s'allonge sur moi, je passe mes bras dans son dos afin d'être encore plus proches. Tout dans une extrême lenteur. On détache nos lèvres car vraiment à la limite de l'étouffement.
On reste comme ça longtemps, serrés l'un à l'autre.
Non, on ne couchera pas ensemble. Car notre fusion relationnelle (oui j'ai fait exprès de ne pas mettre relation fusionnelle) dépasse largement ça. C'est tellement au-delà. Ça dépasse la fraternité, ça dépasse l'amour, ça dépasse l'amitié.
On a pas besoin d'acte physique, ça ne sert à rien, on sait trop bien ce que ressent l'autre.
Pas besoin de « preuve d'amour ». Quel est le con qui a parlé de preuve d'amour d'ailleurs ?
Quelle connerie !! L'acte sexuel, ce n'est pas de l'amour, c'est une envie. Les gens baisent parce qu'ils ont envie !
Bill me baise le front en me disant :
« Bonne nuit mon c½ur (bizarrement sa voix est étranglée)
- gutte nacht mein engel »
Nous nous endormons comme ça.
A mon réveil, le tee shirt de Bill est à coté de moi, et moi, ben je suis en soutif. o-O
Je me lève et vois sur mon bureau une feuille avec l'écriture de Bill.
« liebe Ketty, (chère Ketty)
Je devais partir ce matin. Je n'ai pas eu le courage de te le dire hier. Je suis désolé. Je préférais m'imaginer heureux dans le meilleur des mondes avec toi jusqu'à la fin de nos jours.
Je t'en prie, ne pleure pas.
Je t'ai pris ton tee-shirt mais je ne t'ai pas mis le mien de peur de te réveiller.
Je voulais à tout prix emmener ton odeur avec moi.
Je n'ai pas pu m'empêcher de te regarder de longues minutes. Ainsi j'avais aussi ton visage en moi.
Je ne t'oublierai jamais.
Je t'aime
Ton Bill »
Quel bel adieu !
Je pleure quand même. Lentement, de petites larmes...
Mais je ne vais pas me morfondre Bill ne le veut pas.
Je préfère me rappeler de tous nos beaux souvenirs. Utiliser ce bonheur pour me reconstruire.
Il m'a sauvé, et ça, à vie !
Et ce « je t'aime », le même qu'il aurait dit (qu'il a sûrement déjà dit) à tom.
Un je t'aime qui passe au-delà de l'amour amoureux.
Un amour à nous.
On se suffisait lui et moi ...
Je soulève la feuille pour la serrer contre moi quand je vois une enveloppe dessous.
« Pour la nouvelle Zélande...
Je t'aime »
J'ouvre l'enveloppe... oh mein gott, un cheque... de 75000 euros !!!
Bill, moi aussi je t'aime mon ange, si tu savais combien je t'aime...
20 com pour la deuxieme partie de l'épilogue.
avertissement: qd j'aurai publié jusqu'à la fin, je supprimerai surement toute l'histoire.
mais peut-etre que je publirai mes autres projets de fic ...
chais pas
je nage là

