Je débute doucement sur la peau encore fermée.
J'ai mal, mais je ne m'arrête pas, j'attends que la souffrance cesse son cri.
La goutte de sang coule, puis deux, puis trois... la marée rouge sur mon bras, par terre, sur ma chemise, plus blanche ...
Je ne crie pas
De toute façon, je ne sens plus rien
Trop de souffrances psychiques jusque là pour avoir mal maintenant
Ma mâchoire est crispée.
Je pointe, je tire (non non c'est pas un fling, c'est la lame, enfoncée, tirée...)
Je vois toute ma puissance sanguinaire qui dégouline
Je deviens cette lame, brillante, tranchante
La fluidité des coupures...
Pourquoi je fais ça ? Et pourquoi ça me provoque du bien ? Non, ce n'est pas le mot mais je ne sais pas comment expliquer. En fait il y a sûrement de ça sinon je ne le ferais pas ...
Je n'ai pas touché de veines
Je vais m'asseoir sur le fauteuil dans ma chambre
J'ai tout le visage crispé, tendu
Je dois être horrible car là tout de suite, c'est la crise, j'ai mal, mon bras, ahhhhhhh,
Je gémis, je soupire, je pousse des petits cris, des larmes.... Et mon bras, ça brûle, horrible douleur. J'ai mal. Feu ardent qui s'empare de moi.
Le sang ne voulait pas couler, il se venge. Même mon tatouage sur mon poignet a mal, il se déforme, ce dragon crache tout son feu dans mon bras.
Avec mon autre main, je sers mon bras très fort, les doigts extrêmement fermés sur cette cicatrice (qui n'en est pas encore une)
On voit les traces de mes doigts
Je serre, j'appuie AHHHHHHHHHHHHHHH
A quoi bon ?
J'ai dit que je ne sentirais plus rien. Je ne pouvais plus sentir. C'était pas possible. Je m'en foutais. Je me fous de tout.
Ma respiration est forte, saccadée. Je veux être maître de moi.
J'essaye de me calmer, je comprends ma respiration,elle devient plus calme, plus apaisante ; je deviens ma respiration. Je ferme doucement les yeux.
Je reste la sans bouger.
Je ne sais plus combien de temps je suis restée là. Deux heures, peut être trois
J'étais calme, si tranquille, si ... bien ( o-O )
Je sentais la douleur dans mon bras mais elle ne me gênait pas
Je rouvre les yeux, Je vais me coucher, je ne dors pas
Cette question qui me hante : pourquoi j'en suis arrivée la ?
Parce que mon père est parti à cette putain de guerre il y a 3 ans déjà
Parce que j'ai trop attendu de certaines personnes
Parce que ma mère... (Des larmes...)
Parce que je suis seule ... seule...
Je sers mon médaillon très fort. Celui qu'il m'a offert. Celui que je dois ouvrir le jour de son retour.
Je m'endors...
J'ai mal, mais je ne m'arrête pas, j'attends que la souffrance cesse son cri.
La goutte de sang coule, puis deux, puis trois... la marée rouge sur mon bras, par terre, sur ma chemise, plus blanche ...
Je ne crie pas
De toute façon, je ne sens plus rien
Trop de souffrances psychiques jusque là pour avoir mal maintenant
Ma mâchoire est crispée.
Je pointe, je tire (non non c'est pas un fling, c'est la lame, enfoncée, tirée...)
Je vois toute ma puissance sanguinaire qui dégouline
Je deviens cette lame, brillante, tranchante
La fluidité des coupures...
Pourquoi je fais ça ? Et pourquoi ça me provoque du bien ? Non, ce n'est pas le mot mais je ne sais pas comment expliquer. En fait il y a sûrement de ça sinon je ne le ferais pas ...
Je n'ai pas touché de veines
Je vais m'asseoir sur le fauteuil dans ma chambre
J'ai tout le visage crispé, tendu
Je dois être horrible car là tout de suite, c'est la crise, j'ai mal, mon bras, ahhhhhhh,
Je gémis, je soupire, je pousse des petits cris, des larmes.... Et mon bras, ça brûle, horrible douleur. J'ai mal. Feu ardent qui s'empare de moi.
Le sang ne voulait pas couler, il se venge. Même mon tatouage sur mon poignet a mal, il se déforme, ce dragon crache tout son feu dans mon bras.
Avec mon autre main, je sers mon bras très fort, les doigts extrêmement fermés sur cette cicatrice (qui n'en est pas encore une)
On voit les traces de mes doigts
Je serre, j'appuie AHHHHHHHHHHHHHHH
A quoi bon ?
J'ai dit que je ne sentirais plus rien. Je ne pouvais plus sentir. C'était pas possible. Je m'en foutais. Je me fous de tout.
Ma respiration est forte, saccadée. Je veux être maître de moi.
J'essaye de me calmer, je comprends ma respiration,elle devient plus calme, plus apaisante ; je deviens ma respiration. Je ferme doucement les yeux.
Je reste la sans bouger.
Je ne sais plus combien de temps je suis restée là. Deux heures, peut être trois
J'étais calme, si tranquille, si ... bien ( o-O )
Je sentais la douleur dans mon bras mais elle ne me gênait pas
Je rouvre les yeux, Je vais me coucher, je ne dors pas
Cette question qui me hante : pourquoi j'en suis arrivée la ?
Parce que mon père est parti à cette putain de guerre il y a 3 ans déjà
Parce que j'ai trop attendu de certaines personnes
Parce que ma mère... (Des larmes...)
Parce que je suis seule ... seule...
Je sers mon médaillon très fort. Celui qu'il m'a offert. Celui que je dois ouvrir le jour de son retour.
Je m'endors...